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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 17:40

« Les élections régionales méritent incontestablement d’être rangées parmi ces scrutins qui font trembler les partis au pouvoir et rêver tous ceux qui les combattent ». Les Echos proposent en cette période électorale un audit des régions de France et font un point sur un pouvoir régional aux vocations contradictoires.
Les vocations contradictoires de cette institution née dans la France du XIXème siècle, entre la logique politique et les besoins de l’économie, ne facilitent pas la lisibilité ni même l’efficacité de l’action régionale.

- Le nouveau visage des Régions

o Une institution soumise à rude épreuve : la mandature qui s’achève a permis aux régions d’affirmer leur pouvoir à travers un niveau d’investissement soutenu et des politiques très volontaristes financées par l’impôt. Mais des vents forts contraires se sont mis à souffler sur les régions : la crise de l’automne 2008 affecte fortement les territoires industriels, la réforme de la fiscalité locale entraîne la perte du pouvoir de lever des impôts directs. Les marges de manœuvre ainsi réduites imposeront à la prochaine mandature un recentrage sur les seules compétences obligatoires.
o Europe : des voisines bien plus puissantes : les dernières statistiques d’Eurostat ont révélé qu’une seule région française figure en 2007 parmi les 41 premières plus riches de l’Union (Ile-de-France). De plus le degré d’autonomie des régions françaises demeure limité en comparaison avec les régions d’Allemagne, des Pays-Bas ou du Royaume-Uni. Nos régions françaises courent donc avec un lourd handicap pour influer un tant soit peu dans des secteurs déterminants pour la compétition internationale.
o La vitalité démographique du Sud se confirme : à elle seule l’Ile-de-France pèse près de 12 millions d’habitants, se distingue avec une pyramide des âges marquée par une forte proportion de jeunes de 15 à 24 ans et une forte concentration d’actifs. Globalement, la France du Nord (exception faite de la région parisienne) a du mal à garder ses habitants tandis que les régions du sud semblent confirmer leur vocation de terre d’accueil, tant pour les immigrés que pour les retraités.
o Emploi : les territoires industriels en panne : au cours des 5 dernières années, la situation des territoires n’a guère évoluée entre les régions à dominante industrielle du Nord et de l’Est qui souffrent du déclin industriel, celles de l’Ouest qui tirent leur épingle du jeu (notamment l’Aquitaine ou Midi-Pyrénées fortement tirées par les industries de pointe comme l’aéronautique) et celles du Sud qui doivent composer avec de forts afflux migratoires.

- L’état des lieux économique

o Des écarts de développement encore très marqués : 5 régions se partagent le gâteau (plus de la moitié du PIB national est produite par Ile-de-France, Rhône-Alpes, PACA, Nord-Pas-de-Calais et Pays de la Loire), mais les régions du Sud et de l’Ouest disposent d’atouts pour les défis à venir.
o Les services dynamisent les régions du Sud : les régions où les services prédominent dans l’économie ont le vent en poupe. Le récente crise économique a accentué les écarts entre régions. En effet les régions qui allient à la fois les services aux particuliers et les services aux entreprises, la recherche et les finances, comme Midi-Pyrénées, Aquitaine ou les Pays de la Loire ont su attirer les plus importants pôles de compétitivité et les dépenses en recherche et développement y sont souvent supérieurs aux autres.
o L’industrie est parfois devenue un handicap : la récente crise économique a affecté au premier chef les territoires à forte tradition industrielle. Ces régions situées en majorité dans l’Est et le Nord souffrent davantage de la mondialisation. Toutefois, dans ces régions la part des services aux entreprises a tendance à augmenter, parfois à un rythme soutenu, compensant parfois dans son ampleur à la baisse de l’industrie.
o Bilan de compétences : Les Echos proposent un large  panorama des compétences mises en œuvre par les Régions : transports (le succès des Ter se paie cher), lycées (50000 agents difficiles à intégrer), formation (la dépense à doublé), frais de personnel (l’impact explosif de la décentralisation), investissements (les régions ont investi avec une belle ardeur). L’ensemble de ces compétences ont entrainé un bilan financier lourd pour les régions : « Les régions ont mangé leur pain blanc », « Fiscalité : les taux ont grimpé de 36% », « Une petite dette qui monte, qui monte »

- Portraits de régions

o Les Echos passent au crible chacune des régions françaises : principaux chiffres : chômage, revenu des ménages, PIB par habitant, population et autres chiffres-clés
o Midi-Pyrénées, l’aéronautique fait toujours la pluie et le beau temps : la croissance démographique de la région (Midi-Pyrénées a gagné 224000 personnes depuis 1999 et atteint 2,8 millions d’habitants) s’est accompagnée d’une hausse de 6% des emplois de 2002 à 2007, plaçant la région au 3ème rang national. L’industrie aéronautique (65000 emplois), l’agroalimentaire (25000), l’électronique et le BTP sont les piliers de l’économie. Midi-Pyrénées est aussi la première région pour le taux de recherche et développement, support d’une stratégie de diversification qui repose notamment sur les pôles de compétitivité. Mais Midi-Pyrénées souffre de l’insuffisance des infrastructures de transport (fer, routes).

Source : les Echos 9 mars 2010

Par Aveyron Expansion - Publié dans : divers
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