Partager l'article ! Création d'une couveuse maraîchère biologique: Une couveuse agricole maraîchère biologique vient de voir le jour dans le Sud-Aveyron. « Sa ...
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Une couveuse agricole maraîchère biologique vient de voir le jour dans le Sud-Aveyron. « Sa mission est de proposer une période test à des porteurs de projets et sécuriser des installations agricoles biologiques sur le territoire, explique Pascal Lombard, salarié de la SEML Saca pour travailler à la mise en place d'un système alimentaire local territorialisé (Salt). Le Salt, c'est considérer le sud de l'Aveyron à l'échelle du Parc naturel régional des Grands Causses comme un bassin de vie, avec des habitudes alimentaires locales de production et de consommation. Avant, il y avait du maraîchage. Il a été laissé pour la production de Roquefort. Il y a donc un besoin de relance du maraîchage. »
D'où la création d'une couveuse avec huit maraîchers. Côté terrain, elle dispose de trois hectares sur la plaine de Laumière à titre de passerelle de lancement. Une possibilité de trois autres hectares existe sur le Cambon.
La couveuse est gérée par un conseil d'administration qui comprend des agriculteurs en maraîchage biologique, des partenaires techniques et institutionnels (communautés de communes de Millau et Saint-Affrique et Région, le Département et le Parc devrait en faire partie dans un second temps). Un collège de 'consom-acteurs' a pour rôle de soutenir cette initiative d'approvisionnement local.
« Aujourd'hui, on est très sollicités pour des installations hors cadre familial, note Pascal Lombard. On veut faire bénéficier les porteurs de projets d'un appui technique, de la production à la commercialisation. Car notre axe est de développer et de favoriser une gouvernance alimentaire sur le territoire. »
Au niveau de besoins, il y a des demandes de plus importantes et des collectivités veulent s'approvisionner en produits locaux et bio. « Les besoins sont de plus en plus importants au niveau des associations pour le maintien d'une agriculture paysanne, précise Pascal Lombard. L'idée est d'avoir une filière de la fourche à la fourchette, qui rassemble tous les acteurs. »