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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 10:43

Après l'admiration, la crispation. A mesure que la Chine sort de ses frontières en multipliant les acquisitions, la crainte d'une déferlante menaçant nos intérêts vitaux grandit en Occident. Fantasme ou réalité ?

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C'est devenu une quasi obsession. Après un mélange de stupeur et d'admiration devant la formidable montée en puissance de la Chine, voici venu le temps de la défiance. En Occident, et singulièrement en Europe, une peur sourde s'installe. Il ne se passe plus une semaine sans qu'une initiative chinoise affole les milieux politico-économiques de nos vieux pays. Cet automne, le feuilleton Draka a illustré mieux que d'autres cette soudaine crispation. En novembre, le néerlandais est l'objet de trois offres de rachat. Sur les rangs, le français Nexans, l'italien Prysmian et un invité surprise : le chinois Tianjin Xinmao. L'enjeu : devenir le numéro un mondial des câbles industriels... Après plusieurs semaines et des réactions en cascade, le prétendant chinois, rejeté de toutes parts, retirera finalement son offre. A peu près au même moment, l'Etat chinois, riche de ses 2.800 milliards de dollars de réserves de change, vient au secours de la zone euro en rachetant des emprunts d'Etat. Et c'est aussi « l'ombre chinoise » qui se dessine dans l'affaire d'espionnage non encore élucidée qui agite Renault. Des événements parmi d'autres, qui alimentent le fantasme d'une déferlante chinoise incontrôlée sur notre industrie et nos finances. Une inquiétude entretenue par les prises de position anxiogènes de plusieurs hauts responsables. « Si la Chine gagne, l'Europe perdra son savoir-faire », déclare fin 2010 le commissaire à l'Industrie, Antonio Tajani. « Il est important pour l'Europe de défendre ses entreprises le mieux possible. » Mieux, comme aux Etats-Unis, Bruxelles cherche aujourd'hui à mettre en place une autorité ad hoc qui serait chargée de passer au peigne fin les investissements chinois.

Croissance et réserves de change

Mais qu'en est-il vraiment de ce nouveau péril jaune ? A la lumière des statistiques, la menace d'une Chine qui ferait main basse sur Vieux Continent est encore très exagérée. Même multipliés par plus de trois en un an, les investissements directs chinois en Europe (3,35 milliards de dollars en 2009) restent inférieurs à ceux de l'Europe en Chine (plus de 5 milliards). Et la série d'acquisitions réalisée ces derniers mois, type Volvo ou Cerruti, ne doit pas faire oublier les contrats géants que continuent d'engranger les firmes européennes sur le sol chinois. Pourquoi, dès lors, ce changement de perception ?

Sorti renforcé de la crise de 2008, désormais deuxième puissance économique mondiale devant le Japon, l'empire du Milieu est passé depuis deux ans en mode offensif. Il continue d'afficher d'insolents taux de croissance : + 10,3 % en 2010 après 9,2 % en 2009 et 9,6 % en 2008. S'il reste encore un acteur de second rang en matière d'innovation, il a entrepris de combler son retard. De 20.000 publications scientifiques en 1998, le pays est passé dix ans plus tard à 112.000.

Quant aux entreprises chinoises, nourries pour la plupart aux joint-ventures signés avec les étrangers, elles cherchent désormais des relais de croissance à l'extérieur et se muent en réels concurrents des occidentaux. Le bal a été ouvert dans les télécommunications, avec Huawei ou ZTE, très offensifs dans les pays en développement. Les pétroliers ont suivi. Demain ou après-demain, ce sera au tour des fabricants de TGV ou de centrales nucléaires.

Contrats d'approvisionnement

De leur côté, les dirigeants sillonnent le monde et multiplient les contrats d'approvisionnement en matières premières, en Asie centrale, tandis que, en Afrique subsaharienne, ce sont plutôt des terres agricoles et les ressources naturelles qui ont été l'objet de leurs convoitises. Partout sur la planète, le pays étend son influence, multipliant l'ouverture des instituts Confucius ou des bureaux de l'Agence Chine Nouvelle.

A cette expansion chinoise répond une inflexibilité de ses dirigeants dans les instances internationales, qu'il s'agisse de défendre le yuan ou leurs intérêts commerciaux. L'OMC (Organisation mondiale du commerce) met régulièrement en avant l'absence de réciprocité dans les affaires qui était pourtant une condition de base à l'entrée de Pékin dans l'Organisation mondiale en 2001.

Sur le terrain diplomatique aussi, le ton chinois se durcit : fin 2010, le Japon a payé le prix fort pour l'arrestation de l'équipage d'un chalutier chinois qui avait heurté un de ses bâtiments militaires. En représailles, Pékin a interrompu un temps ses livraisons de terres rares. Une réaction disproportionnée, mais que le monde occidental capte comme autant de signaux négatifs, comme la marque d'une intransigeance. « Depuis un an ou deux, il y a une prise de conscience des pays développés et l'image de la Chine n'est plus aussi positive qu'avant », résume Valérie Niquet, analyste auprès de la Fondation pour la recherche stratégique.

Via MICHEL DE GRANDI, Les Echos

Par Aveyron Expansion - Publié dans : conjoncture - Communauté : Tous en Aveyron
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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 10:26

 

Il y a deux ans, en succédant à M. Valadier, créateur de la coopérative, M. Cestrières s’est promis de maintenir la ligne fixée par son prédécesseur : la fabrication d’un produit de qualité et enraciné au cœur du territoire de l’Aubrac.

La coopérative Jeune Montagne, Gilbert Cestrières la connait bien puisqu’il l’intègre dès son installation, en 1981. Il vient alors de reprendre avec son frère l’exploitation familiale. Près de 45 ha sur la commune de Montpeyroux depuis laquelle il va vivre l’aventure d’une exploitation laitière aveyronnaise sur un plateau d’exception.

Et le chemin n’a pas toujours été facile. Après des années de travail au service d’un produit de qualité, il ne se sent pas récompensé à la hauteur de ses efforts. Les frères Cestrières se lancent alors dans la fabrication et la vente directe. Ils obtiennent l’appellation Laguiole Fermier et s’imposent sur les circuits courts en livrant les restaurants et marchés alentours. Une démarche qui fera des émules mais qui n’aura qu’un temps ; et à l’occasion d’une terrible épreuve familiale en 2001, Gilbert Cestrières arrête de fabriquer puis dissout l’exploitation. Elle est désormais partagée entre un troupeau de vaches allaitantes géré par son frère et la production de lait reprise par son fils de 30 ans. La relève est donc assurée.

Au conseil d’administration de la Coopérative Jeune Montagne depuis 1986, c’est M. Valadier qui, pensant à lui comme successeur, le fait entrer au bureau. Il sera brillamment élu président de la coopérative en juin 2008.

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Un objectif : tirer le produit et la coopérative vers le haut.

Commence alors sa présidence de la coopérative tandis que la direction générale est assurée de main de maître par Bernard Robert. Partageant les orientations de M. Valadier, Gilbert Cestrières se veut percutant et offensif car il sait que la situation est fragile.

Assise sur un territoire géographiquement limité et offrant peu de possibilités de production, il considère que la Coopérative Jeune Montagne doit clairement se démarquer en valorisant ce territoire et sa production traditionnelle (les couteaux, la viande et bien sûr le lait et le fromage). Reprendre le savoir-faire ancestral et faire de la qualité. Il sait que les consommateurs sont désormais en attente d’authenticité et face à de gros industriels, qui proposent désormais de l’Aligot confectionné avec une Tome sans origine affichée, il compte bien entretenir la niche dans laquelle son prédécesseur a eu la clairvoyance de s’installer.

Les adaptations nécessaires ont été réalisées dans les années précédentes (interdiction des fourrages humides ou amélioration de la traçabilité de la nourriture des bêtes par exemple), les investissements permettant l’augmentation de la production sont en cours (projet d’extension de la surface de stockage, d’identification et d’expédition) et le positionnement commercial est désormais parfaitement clair. C’est donc sans complexe qu’il veut se confronter au marché. Surtout au moment, ou contrairement au secteur carné, la conjoncture de la production laitière s’est largement améliorée.

Il ne manque plus que l’échelon administratif et réglementaire. Car pour l’instant, le dossier IGP (Indication Géographique Protégée) est bloqué pour des définitions d’étendue de territoire. Pour M. Cestrières attaché à la tradition et au fromage au lait cru, celui-ci ne peut être que terroir de l’Aubrac.

La coopérative, une aventure économique et sociale.

Aujourd’hui un dossier lui tient à cœur. C’est l’unité et la protection sociale et économique assurée par la coopérative qui regroupe 75 points de collectes, 110 producteurs actifs et 75 salariés dans l’unité de production de Laguiole. La Coopérative Jeune Montagne a mis sur pied un vrai mécanisme de soutien aux jeunes pour la reprise de leur exploitation car la situation est, en la matière, relativement fragile. Près d’un tiers des producteurs se retrouvent sans successeur. Par ailleurs, une équipe de 5 personnes a été mise en place afin de prendre en charge les exploitations des producteurs accidentés, malades, ou souhaitant tout simplement prendre un peu de repos (avec 365 jours de travail par an, les producteurs de la coopérative apprécient ce service dont le coût est supporté à 60% par Jeune Montagne). Pour Gilbert Cestrières, salariés et producteurs de la coopérative sont un tout. La solidarité doit jouer à plein et surtout, la production de lait d’Aubrac doit pouvoir continuer sous peine d’avoir développé un outil de production pour rien.

Copie-de-tomes_jeunemontagne.jpgCar pour faire le fromage de Laguiole ou l’Aligot de la Jeune Montagne, il faut du lait cru et entier A.O.C. produit sur le plateau. Et si aujourd’hui il est en grande partie issu de la production des Simmental, la coopérative vise pour 2013, 10% de la production assurée par des vaches Aubrac qui retrouveraient ainsi leur ancienne vocation laitière (la coopérative vient de lancer la Prime Génétique Race Aubrac). Et la Coopérative Jeune Montagne, dont près de 40% du lait collecté est transformé en tome fraîche destinée à l’aligot, veut aller plus loin et travaille depuis 3 ans maintenant à une réimplantation de la pomme de terre Bintje sur le territoire d’Aubrac.

Voilà une politique bien cohérente qui devrait conforter la progression de l’entreprise sur son territoire et ses marchés.

 

Par Aveyron Expansion - Publié dans : agroindustrie agriculture - Communauté : Tous en Aveyron
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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 10:19

Cet espace de 6 380 km² mise sur l’agro pastoralisme.

navacelles1.jpg « Si l’État nous soutient, c’est de bon augure. Cela signifie que nous avons comblé nos lacunes. » Henry Blanc a l’optimisme mesuré. Comme tout bon Lozérien, le conseiller général de La Canourgue, membre actif de l’Association de valorisation de l’espace Causses et Cévennes (Avecc), est un homme prudent. C’est donc avec prudence qu’il accueille la décision conjointe des ministères de la Culture et de l’Environnement de soumettre, au comité du patrimoine mondial de l’Unesco, le dossier de candidature des paysages cévenols et caussenards.

La prudence de l’élu s’explique. Cela fait maintenant 11 ans, que l’Avecc s’évertue à décrocher une place sur la prestigieuse liste de l’agence onusienne pour l’éducation, les sciences et la culture. Les Causses et les Cévennes s’y retrouveraient avec le pont du Gard, le canal du Midi, les chemins de Saint-Jacques et les fortifications de Vauban (Mont-Louis, Villefranche-de-Conflent) qui tous ont bénéficié des retombées que génère le label.

En 2006, quand Causses-Cévennes a pris le relais de “Larzac, pays templier et hospitalier” plombé par un projet éolien, ses promoteurs ne s’attendaient pas à ce que le chemin soit si long. Il est vrai que les splendides croupes cévenoles, les majestueuses échappées des steppes caussenardes, les grands canyons enchâssés dans les croûtes calcaires, sont autant de sites remarquables mais l’Unesco impose un lien entre le paysage et la main de l’homme.

Le lien choisi, celui de l’agro pastoralisme, était difficile à démontrer. « Il ne suffit pas de présenter de belles cartes postales. Il faut également démontrer que ces paysages ont été modelés par l’activité humaine, en l’occurrence chez nous des millénaires de transhumance », explique Henry Blanc.

Retoqué à plusieurs reprises, Causses-Cévennes qui s’étend sur 5 départements (Ardèche, Lozère, Gard, Hérault et Aveyron) a désormais le soutien officiel de la France et une ambassadrice de choix à l’Unesco avec Rama Yade.

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Décision en juin à Bahreïn, très loin de l’Aigoual.

Via www.midilibre.com

Par Aveyron Expansion - Publié dans : Développement durable - Communauté : Tous en Aveyron
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Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 17:14

Les récentes données de l’INSEE laissent apparaître un gain substantiel de population en Aveyron à l’horizon 2040. Nous serions en effet 315.359 habitants soit une augmentation de 15% par rapport à la population actuelle. Ceci est évidemment à rapprocher des précédentes projections qui se sont, au bout du compte, révélées très en deçà de la réalité.

Prévoir demeure un exercice périlleux quand la dynamique et la volonté des hommes s’invitent au débat pour prendre en charge le destin d’un territoire.

Que dire en effet de ce scénario ancien de l’INSEE qui projetait un affaissement de la population à 230.000 habitants en 2015 alors même que nous en sommes en 2011 à 274.425 habitants, ce qui marque un redressement sans précédent depuis le milieu du XIXème siècle !

Redevenu attractif, l’Aveyron, depuis un peu plus d’une décennie, semble avoir retrouvé le chemin de la croissance démographique, mieux encore (et là les statistiques en restent muettes) nos néo-aveyronnais sont actifs, bien assimilés et si l’on en croit les enquêtes ou les acteurs et partenaires de « Vivre et Travailler en Aveyron » satisfaits de cette alchimie complexe de tradition et modernité de villes moyennes, de bourgs-centres et de ruralité.

L’Aveyron ? Vous savez cette île au milieu des terres finalement ouverte sur le monde en 2004 par le plus haut et le plus beau viaduc de tous les temps.

L’Aveyron ? Cette terre un brin postmoderne qui a su conserver et faire émerger de sa révolution industrielle quelques savoir-faire clés à forte valeur ajoutée tout en préservant ses paysages, son identité et en revendiquant la première place au palmarès des départements verts.

L’Aveyron, où l’on travaille mieux qu’ailleurs et où l’on fait moins faillite que partout ailleurs.

L’Aveyron, notre terre qui cultive un style "devenu tendance" et qui sait à présent « féconder le passé pour engendrer l’avenir ».

Arnaud VIALA
Conseiller Général de Vezins 
Président d'Aveyron Expansion
Consultez le blog d'Arnaud Viala 

Par Aveyron Expansion - Publié dans : divers - Communauté : Tous en Aveyron
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Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 10:53

Cet article fait suite à la première partie publiée sur le site http://thierryhau.over-blog.com le mercredi 5 janvier 2011, Entretien avec Hubert Calmettes (1ère partie).

Dans ce cadre de réseau, quelle est la place de l’Aveyron au sein d’un pôle de compétitivité tel Agrimip Innovation ?

Effectivement l’Aveyron fait partie d’Agrimip. Ce qui serait curieux c’est qu’il n’y soit pas puisque c’est le premier département agroalimentaire de Midi-Pyrénées. Aveyron Expansion est le relais d’Agrimip sur le territoire aveyronnais. De la même façon, nous sommes relais du Pôle AESE (Aéronautique, Espace, Systèmes embarqués), le Pôle Aerospace Valley.

Quel est le rôle d’Aveyron Expansion dans le cadre de ces pôles de compétitivité ?

Avec les partenaires, rabattre des projets. Sensibiliser, d’abord. Expliquer ce que ça peut « rapporter ». Et puis essayer de voir à la faveur de visites sur le terrain, quels projets seraient susceptibles d’être éligibles dans le cadre d’Agrimip. Alors tous ne sont pas éligibles au FUI (Fonds Unique Interministériel (programme destiné à soutenir la recherche appliquée, NDLR)) qui est le fonds courtisé par les pôles de compétitivité. Souvent les projets sont plus modestes. A ce titre là, les pôles servent surtout d’instance de fléchage sur des dispositifs déjà existants. On a sur ce territoire quelques jolis projets qui ont été éligibles au FUI, labellisés Agrimip ou labellisés AESE. Parce que l’on a identifié à un moment donné un besoin, ont été mis en relation des structures de formation, laboratoires et industries, puisque c’est sur ce triptyque que fonctionnent les pôles de compétitivité.

Dans les pôles, par définition, vous pouvez avoir recours à un laboratoire qui est hors territoire. Parce que la compétence sur le projet de recherche en question n’est pas locale. Il faut aller chercher la compétence là ou elle est. Et nous n’avons pas, sur un territoire comme le notre, beaucoup de laboratoires ou de structures de formation, d’enseignement supérieur. Donc des entreprises, comme par exemple la RAGT (Rouergue Auvergne Gévaudan Tarnais, NDLR), semencier de très haut niveau, en pôle position au niveau mondial pour tel ou tel projet peut être amené à faire appel à des laboratoires hors territoire.

Comment une entreprise aveyronnaise peut elle bénéficier des services d’un pôle de compétitivité ?    

Vous avez différents sujets qui peuvent intéresser un pôle comme Roquefort, par exemple. Vous pouvez avoir des sujets relatifs à la sélection des animaux, sélections génétique et autres. Là on est typiquement sur des projets de recherche collectifs. Ce peut être la Confédération de Roquefort (Confédération générale des producteurs de lait de brebis et des industriels de Roquefort, NDLR), c’est une démarche collective où là on va faire appel à des chercheurs de haut niveau sur ces problématiques. Il peut y avoir des interactions avec une autre entreprise qui peut travailler, elle, sur l’aspect alimentation bétail et on peut avoir des corrélations qui se font à tel ou tel niveau. On voit bien que sur des projets aussi complexes, qui touchent la performance laitière, on peut avoir la mise en commun d’expériences qui émanent de plusieurs entreprises, laboratoires ou unités de recherche,   ou unités de formation. L’agence et les acteurs du pôle sont à la disposition des entreprises pour les accompagner dans leurs démarches relatives à ces types de projets.

En matière de recherche, les entreprises aveyronnaises viennent-elles vers vous ou bien est-ce vous qui allez vers elles ?

Il existe deux profils d’entreprise en réalité. L’entreprise qui, historiquement, presque génétiquement dans son ADN, a la recherche comme cheval de bataille est condamnée à l’innovation. Donc il existe forcément un pool de R&D (Recherche et Développement, NDLR) important, des ingénieurs de haut niveau, et dans ce cas, l’agence de développement économique, qu’elle soit là ou pas… Ils feront sans nous.

Puis il existe tout le tissu des PME. Et là les choses sont beaucoup moins évidentes. Surtout sur un territoire où le taux d’encadrement est relativement faible. En Aveyron, nous avons un taux d’encadrement qui est plutôt plus faible que la moyenne régionale ou nationale. Tous nos chiffres sont meilleurs qu’ailleurs sauf celui-là, ce n’est pas bon. Ce n’est pas bon, pourquoi ? Le niveau d’encadrement reflète forcément un certain niveau de réflexion, de prospective, d’innovation, de marketing, de développement commercial et tout ceci est plutôt plus timide sur ce département par rapport à d’autres territoires. Donc là, il faut travailler, « évangéliser ». Il faut faire un vrai travail d’information. C’est souvent délicat au niveau d’une agence de développement économique parce que d’abord, nous ne sommes pas des spécialistes de tous les secteurs d’activités. Il faut savoir le moment venu s’adjoindre les services ou les compétences de tel autre organisme.

Comment les entreprises aveyronnaises peuvent-elles mieux utiliser l’information ?

C’est à nous de faire le travail. Ce qu’on essaie de faire dans la mesure du possible, c’est de ratisser le territoire et d’aller voir les dirigeants. C’est à nous d’aller au devant des entreprises et on le fait avec des chargés de mission qui sont très « terrain » dans leur esprit et « territorialisés » dans leurs modes de fonctionnement. Ils détectent les projets et accompagnent les projets.  Nous avons le devoir d’aller au devant, d’abord pour connaître tout le tissu économique, et puis nous pouvons aussi déployer des actions préventives quand il y a des soucis, des problèmes liés à la crise par exemple. Nous faisons des pré-diagnostics qui peuvent déboucher sur des études très spécialisées que nous ne menons pas, du moins en totalité. Nous pouvons être amenés à faire des recommandations pour ajuster ce qui peut l’être avant qu’il ne soit trop tard.

La notion de proximité mise en avant précédemment est essentielle. Il faut se méfier comme de la peste de la théorisation en la matière, mal bien français. Dès qu’on capte, en France, un sujet, on met du gras autour, on le théorise, on le conceptualise et il cesse d’être concret. Donc là il est très important de garder les pieds sur terre, de voir sur le terrain comment ça marche avec l’entreprise ou les entités qui ont pour vocation de travailler avec des entreprises. Cela touche le territoire et là, sur un département comme le nôtre qui est grand comme la région Alsace ou une région comme Midi-Pyrénées grande comme un pays : la Suisse, ça fait du sens la proximité ! Et l’intelligence économique doit être aussi une intelligence de proximité.

Cet entretien a été réalisé avec M. Hubert Calmettes, directeur d'Aveyron Expansion, le jeudi 23 décembre 2010 dans les locaux de Rodez. 

Par Aveyron Expansion - Publié dans : divers - Communauté : Tous en Aveyron
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 16:15

C'est l'avis du directeur général de l'OMC, Pascal Lamy...

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La hausse des prix des produits agricoles a provoqué des «troubles politiques d'une proportion que nous aurions pu difficilement imaginer», a estimé lundi le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy.

«La hausse des prix des aliments provoque une inflation mondiale, sans compter des troubles politiques d'une proportion que nous aurions pu difficilement imaginer», a déclaré M. Lamy, à l'ouverture d'une conférence de deux jours organisée par l'ONU sur la volatilité des marchés agricoles. Il n'a toutefois pas fait d'allusion directe à la situation en Tunisie et en Egypte, mais a expliqué que cette hausse des prix était une «préoccupation très grande dans le monde».

Crise climatique et spéculation

M. Lamy a indiqué que l'augmentation des prix cette année serait «très prononcée» pour le «pétrole brut, le cuivre, l'or, le blé et les graines de soja». Il a estimé que ces hausses des tarifs sont provoquées notamment par des limites au commerce exercées par certains pays. Le responsable a ainsi particulièrement critiqué les restrictions aux exportations de blé imposées par la Russie et l'Ukraine à la suite de la sécheresse dans ces deux pays l'année dernière.

Il a reconnu que la «crise climatique» avait un impact sur le commerce des produits alimentaires. De son côté, le secrétaire général de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), Supachai Panitchpakdi, a jugé que les «pics» de prix atteints en 2010/2011 étaient «similaires» à ceux de 2008. Il a souligné le rôle joué, comme en 2008, par la spéculation dans le secteur des produits agricoles.

Mais il y a des «caractéristiques différentes dans le bond actuel», a-t-il dit, notamment les «événements météorologiques au Pakistan et en Russie», deux pays qui ont respectivement connu des inondations et des sécheresses.

Par Aveyron Expansion - Publié dans : agroindustrie agriculture - Communauté : Tous en Aveyron
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